Le ministère américain de la Santé, dirigé par le vaccinosceptique Robert Kennedy Jr, a annoncé lundi réduire le nombre de vaccins recommandés pour l'ensemble des enfants, dans la foulée de décisions similaires qui inquiètent beaucoup de spécialistes.
Les autorités sanitaires continueront de recommander les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, ainsi que les immunisations contre la poliomyélite, la varicelle, le HPV et d’autres maladies. En revanche, les recommandations concernant la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS), la maladie méningococcique, l’hépatite B et l’hépatite A seront limitées aux enfants présentant globalement un risque accru d’infection.
Il est par ailleurs désormais recommandé que les décisions relatives aux vaccins contre la grippe, le COVID-19 et le rotavirus reposent sur une « prise de décision clinique partagée », ce qui implique que les personnes souhaitant être vaccinées doivent en discuter avec un professionnel de santé.
Les modifications proposées interviennent dans un contexte de forte augmentation du nombre de cas de grippe à travers le pays. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains ont signalé neuf décès d’enfants dus à la grippe au cours de la saison actuelle.
Plusieurs experts en santé publique ont déjà averti que ces changements pourraient favoriser des flambées de maladies pourtant évitables.
Le ministère américain de la Santé est actuellement dirigé par Robert Kennedy Jr., connu pour ses positions sceptiques à l’égard des vaccins. Cette révision intervient un mois après que le président Donald Trump a chargé le ministère de revoir le calendrier vaccinal des enfants. Dans un message publié sur X, Robert Kennedy Jr. avait alors réagi : « Merci, Monsieur le Président. Nous nous mettons au travail. »
Les États-Unis indiquent vouloir aligner leur calendrier vaccinal sur celui d’autres « pays développés », comme le Danemark, où les vaccins contre le rotavirus, l’hépatite A, les méningocoques, la grippe, la varicelle ou le VRS ne sont actuellement pas recommandés non plus. Des experts avertissent toutefois que les systèmes de santé des deux pays ne sont pas comparables, dans la mesure où l’ensemble de la population danoise a accès aux soins pédiatriques et prénataux, ce qui n’est pas le cas aux États-Unis.









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Xavier Gérard
08 janvier 2026Il faudra quelques drames dignes de mauvais films pour, peut-être, que cette équipe de clown anti-vax soit enfin remise à la place qui est la sienne. Triste pour la population.